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J’ai arrêté la pilule !

Parlons peu, parlons bien, parlons contraception. Je sais que ce titre « j’ai arrêté la pilule » est en top de beaucoup d’articles et de vidéos YouTube. Je pense que plus qu’une décision médicale, c’est une réelle reprise en main des femmes. Je pense qu’il est important de le dire : NOUS SOMMES LIBRES de prendre ou non une contraception. Nous sommes libres de prendre la pilule, mais nous sommes aussi libres de nous faire poser un stérilet et nous sommes libres de ne rien vouloir. Car la grande majorité (hormis le préservatif) des contraceptions sont aujourd’hui destinées à la femme. 

Je pense qu’il est temps alors de nous écouter, d’écouter nos besoins, nos maux et nos envies. J’ai donc décidé d’écouter mon corps et mes envies. Pour la petite histoire, je prenais la pilule depuis 2013. Jusque-là pas de gros problème, c’était devenu un automatisme – l’alarme, la pilule. Je l’ai toujours plus ou moins bien toléré, pas trop d’acné, pas trop de prise de poids, je n’étais pas à plaindre. Et puis au bout de presque 5 ans mon corps a dit merde. J’avais des saignements entre mes cycles – bof bof – des maux de tête réguliers et autres. 

J’ai donc décidé d’arrêter ma pilule, en accord avec mon chéri. J’ai décidé de me poser un moment pour réfléchir à ce que je voulais. Je me suis lancée dans un véritable Benchmark des contraceptions, je ne voulais plus d’hormones. Un an s’est écoulé et j’ai consulté mon gynécologue pour avoir des conseils avisés. La seule solution qui se proposait à moi était donc le stérilet. J’ai la chance d’être suivie par quelqu’un d’ouvert. On procède donc à un examen, mais il craint que cela soit trop douloureux au vu de mes cycles. Il ne me reste donc plus que la pilule à nouveau. Je me dis « bon aller-z celle-ci sera peut-être différente ». Je recommence, pendant 3 mois, je me dis que les effets vont passer, que mon corps doit s’habituer. Arrive le renouvellement de pilule : rupture de production, on m’en propose une similaire. Je n’en veux pas, c’est décidé, ce n’est pas pour moi. J’arrête – à nouveau – et ma décision est ferme. Je m’en porte que mieux, je m’approprie à nouveau mon corps, mes cycles etc…

« La femme n’est point le corps de l’homme »

Szczepan Yamenski

Ça à l’air bien beau comme ça d’arrêter la pilule. Mais bien que j’en retire beaucoup de positif, je veux être la plus transparente avec vous. Après ce joli discours, je trouve important de vous dire aussi les mauvais côtés. Côté corps, il ne faut pas oublier que sous pilule nous avons de « fausses » règles, croyez moi le retour des vraies règles, pour peu qu’elles soient douloureuses, n’est vraiment pas une partie de plaisir. Parlons aussi de la peau, une vraie peau de bébé sous pilule, aujourd’hui, j’apprends à faire avec le cycle de ma peau. Tantôt grasse avec des boutons, tantôt sèche avec des rougeurs, je jongle avec les crèmes. J’ose espérer que ça ne durera que le temps de réadaptation. 

Dans les aspects moins « trop cool », il y a eu aussi pour moi un aspect plus « psychologique ». – DISCLAIMER : JE NE SUIS PAS MÉDECIN ET JE NE SAIS PAS SI CELA EST LIÉ – Toujours est-il que ça m’est arrivé. Suite à l’arrêt de ma pilule courant 2018, un fort désir de grossesse et de maternité m’est tombé dessus. De manière un peu inattendue. Ça n’a pas été (et ce n’est toujours pas) pas très évident à gérer. Malgré une reprise rapide de la pilule, cela ne m’est pas passé. Je ne sais pas si cela est lié ou non aux hormones. Je ne sais pas si parmi vous d’autres personnes ont vécu la même chose, mais je suis preneuse de vos histoires et témoignages. C’est une période qui n’a pas été simple à gérer pour moi et pour notre couple – mais comme toute épreuve, on s’est soutenus. 

En résumé, j’ai arrêté la pilule pour reprendre le contrôle de mon corps. Je suis globalement satisfaite de cette décision. Je changerai peut-être d’avis dans quelques mois ou années, mais pour l’instant, je me sens bien et j’ai l’impression de mieux me gérer.

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